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L’enjeu n’est pas de conquérir mais de renforcer la relation. 

« Inonder les boites mails n’est pas une solution bien au contraire. Il faut mettre à profit ce moment d’extrême attention pour traiter les données et les exploiter le plus intelligemment possible. » Frédéric Raynaut, Directeur associé chez Activecom, éditeurs de solutions logicielles de marketing direct spécialisées dans le BtoB, nous livre sa tribune.      

Publié le 25/03/2020 à 15:52, mis à jour le 26/03/2020 à 10:28.

Frédéric Raynaut
© DR

Non, la France confinée n’est pas la France à l’arrêt. Les marques s’organisent. Si elles s’interrogent sur des prises de paroles publicitaires dans des contextes médias marqués par l’urgence, elles accélèrent leurs communications btob et réseaux. Avec des collaborateurs éparpillés, face à des éco systèmes eux même bousculés et des enjeux économiques qui nécessitent une prise de décision rapide. Dans tous les secteurs, chacun se ré-organise pour préparer au mieux la sortie de crise et maintenir l’activité de ce qui peut être consolidé à court terme 

Le travail 2.0 à grande échelle se formalise, les solutions de visioconférences n’ont jamais été aussi appréciées et les plateformes de travail partagé sont devenues légions. Le one to one ou one to few digital se construit peu à peu. 
L’enjeu : partager les décisions, informer les collaborateurs, garder le lien avec les clients et rebondir de manière quasi quotidienne auprès de toutes ces cibles au gré des annonces gouvernementales. Pour toute tentative de retournement ou de simple développement, cependant, il faut repousser les frontières des clients et prospects chauds pour tenter d’initier une relation avec de nouveaux contacts utiles.

Inonder les boites mails n’est pas une solution.
C’est dans ce contexte qu’un outil de diffusion est essentiel. En digital btob ou btoc, rien ne remplace pleinement l’e-mailing et sa force de conquête. Mais, comme le dirait la communication Pirelli, « sans maitrise, la puissance n’est rien », « elle est même contre- productive » pourrait-on ajouter.

On le vit tous les jours dans ces temps de confinement où l’invasion des newsletters non sollicitées est en marche… Les mutuelles prospectent les adresses contact, les organisateurs de Webinaires parlent aux gérants de boite de nuit et nos enfants reçoivent des propositions de financement… pour ne parler que de ma propre boite mail et de celle de mon ami gérant de boite de nuit… 
Soyons clairs : même si le besoin crée l’opportunité, inonder les boites mails n’est pas une solution bien au contraire. 
Il faut mettre à profit ce moment d’extrême attention pour traiter les données et les exploiter le plus intelligemment possible tant sur le ciblage et l’adressage que sur les datas récoltées.

Et si c’était l’occasion de mieux comprendre nos audiences ?
Avec des outils bien calibrés et une approche intelligente de l’exploitation des datas, cette période de confinement pourrait devenir une formidable opportunité de mieux comprendre nos audiences… Car l’isolement donne du temps et dévoile les vrais points d’intérêts des destinataires… Recherche d’information secteur, identification des points d’intérêts, impact de la communication de crise, pertinence des infos Vs ciblage métiers de l’entreprise… 
Telles sont les nouvelles priorités des entreprises qui, dans ces temps compliqués, cherchent avant tout à garder une certaine cohésion tant en interne qu’à l’externe. Et pour cela, l’emailing est et restera pour quelque temps encore, le meilleur moyen de communiquer dans un environnement 100% maitrisé. 

Pour en savoir plus : Activecom.

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