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Objectif rentrée : Rencontre avec l’éCOLE, the event thinking school

La rentrée approche à grand pas et il est encore temps de choisir une formation pour l’an prochain. Quelles sont les écoles qui forment à l’événementiel, les formations dispensées, leurs particularités, et comment les envisagent-elles la rentrée et l’impact de la crise sanitaire ? Cette semaine, Hubert Dupuy, Directeur Général de l’éCOLE, the event thinking school, nous dit tout sur ses formations à l’événementiel. 

Publié le 24/06/2020 à 16:10, mis à jour le 25/06/2020 à 10:33.

Hubert Dupuy, Directeur Général de l’éCOLE, the event thinking school
© DR

Quelles sont les formations à l’événementiel que vous proposez et quelles sont leurs spécificités ?
J’ai fondé l'Institut de l’Événement, l’organisme de formation continue de la filière événementielle et je me suis rendu compte, en discutant avec les professionnels de l’événementiel, qu’ils avaient du mal à recruter des talents.  J’ai donc décidé de lancer une école spécifique, pilotée par la filière événementielle, pour répondre véritablement aux besoins de ces entreprises : l’éCOLE the event thinking school. 
L’école est nomade : 80% des cours ont lieu dans des lieux qui accueille des événements (Grand Palais, Mutualité, etc.) et nous changeons de site tous les jours. Les vertus pédagogiques sont fantastiques. Les élèves visitent le lieu, voient comment cela fonctionne, ce qu’il est possible de faire… 
Enfin, nous avons un parti pris pédagogique fort en nous inspirant du design learning, qui brise le concept du sachant qui délivre à des apprenants, par du partage de contenu, de la pratique, la confrontation des étudiants à l’échec, etc. L’event est vraiment au cœur de la formation. 
L’enseignement se répartit comme tel : 450h de cours entre septembre et décembre, puis les étudiants partent 6 mois en stage. En fonction du calendrier, ils sont amenés à partir du ses événements, comme le Festival International du Film de Cannes par exemple, qui nous ouvre ses portes : ils visitent le Palais des Festivals en pleine exploitation, vont voir le marché du film, se font expliquer le système d’accréditations, etc. La filière met à notre disposition des accès et des visites incomparables en termes d’apprentissage.

D’où viennent vos étudiants ? 
Ces sont des étudiants qui ont un Bac + 3 ou sont en reconversion. Nous les sélectionnons via un recrutement en ligne en quatre étapes : tout d’abord, un envoi de CV et lettre de motivation, ensuite un quiz chronométré de culture générale et de culture de l’événement, en français et en anglais, suivi d’un sujet à rédiger sur un thème précis. Enfin, un entretien vient clore ce processus de recrutement. 
Nous cherchons des profils volontaires, qui ont des valeurs entrepreneuriales et qui veulent vraiment travailler dans l’événementiel. 
Nous avons un engagement d’employabilité très fort vis-à-vis de la filière, lié à la qualité de notre parcours et de nos profils. 

Comment envisagez-vous la rentrée ?
Aux dernières nouvelles, les sites de l’événementiel devraient ouvrir en septembre donc nous allons reprendre l’enseignement nomade, tout en respectant les gestes barrière et en mettant à disposition de nos élèves du gel hydroalcoolique. 
Nous avons été contraints de faire de la formation à distance, cela fonctionne mais ce n’est pas optimal.  Nous envisageons, en cas de durcissement des exigences de sécurité sanitaire, de proposer nos enseignements en petits groupes si besoin. 

La crise va-t-elle durablement impacter vos formations ?
Nous avons vraiment réfléchi, avec les acteurs du marché, à la nécessité de renforcer certains enseignements. Nous avons ajouté un module de sensibilisation à la sécurité sanitaire par exemple, et renforcé notre module sur les assurances et la compréhension des enjeux. En termes de contenus, nous mettons l’accent sur deux points devenus essentiels : l’hybridation et la scénarisation des événements virtuels. Le combat de l’attention en visioconférence est très compliqué. Enfin, au-delà des contingences techniques, nous allons travailler à la manière de créer des événements virtuels, des concepts en visio etc. La compétence clé pour nous, c’est de créer l’événement, quel que soit le format et les médias. 

S’inscrire à une formation sur l’événementiel aujourd’hui, est-ce toujours une bonne idée ?
L’événement n’est pas un média qui a été inventé, contrairement à la TV ou à la radio. L’événement, c’est le besoin de se retrouver, de débattre etc. Chaque fois qu’on a vu naître de nouvelles technologies, on nous a prédit la mort de l’événement, or, ça n’a jamais été le cas. Les gens ont besoin d’être ensemble, et l’événementiel a déjà traversé des crises importantes, comme la crise financière de 2008, les attentats, etc. Le besoin de se rassembler reste là, et le besoin de créer l’événement n’a jamais été aussi prégnant. 

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