L’édito

« En avez-vous réellement besoin ? » Oui !

Cette question proposée par certains en signature des publicités est un non-sens. Heureusement des voix comme Dominique Wolton ou Olivier Altmann se sont immédiatement émues de cette éventualité néfaste. Mais puisque la question est posée, je vais y répondre sur un sujet qui m’est très cher : les événements professionnels.

Par Xavier Dordor, publié le 02/09/2020 à 16:02, mis à jour le 02/09/2020 à 16:53.

Edito du 14 mai : The show must go on events.
© Unplash - tiim

Oui, nous en avons réellement besoin. La reprise en a réellement besoin et ne doit pas les craindre. Besoin de confronter les idées entre acteurs d’une même économie. Besoin de faire passer des messages dans un groupe, besoin d’exposer des solutions, des perspectives. Besoin de mobiliser, de donner du sens.

Alors oui la techno peut contribuer à satisfaire ces besoins. Mais rien ne remplacera l’humain en face to face, en émotions, en compréhensions, en partages. Surtout quand l’humain sait optimiser l’outil techno pour amplifier ces émotions, compréhensions et partages. Ajouter du show au chaud, du hot au warm. 

Cela n’oblitère pas la responsabilité. Et sur ce point, soyons lucides. Les organisateurs professionnels sont des acteurs responsables. Les gestes, les précautions, les équipements sont des engagements essentiels. Et les agences événementielles, celles qui au quotidien travaillent sur ces events, sont le bras armé de ces engagements. La preuve ? La REF du Medef, Heavent Meetings de Cannes, le Ouaï à la Cité Fertile… pour ne citer que des events post vacances. On y était, on a pu observer les comportements. Vous-même, faites l’exercice, regardez les lives sur les réseaux sociaux. Vous partagerez notre avis. Collectivement, le respect est de rigueur. Individuellement, on ne peut garantir tel ou tel écart. C’est justement là le débat.

Dans la rue, en totale liberté, les écarts individuels sont plus fréquents. Les rassemblements spontanés ou non organisés par des professionnels, sont potentiellement plus dangereux parce que moins encadrés. Faisons confiance à ceux dont c’est le métier, organisateurs de conférences ou de manifestations culturelles, producteurs de pièces de théâtre, gérants de salles de cinéma et de spectacles, pour éviter les situations à risque.

Face à la pandémie, le professionnalisme est une arme.

À lire aussi