Les speakers de la semaine

David Garbous : « La benevolence est un état d’esprit. »

Le directeur du marketing et de la communication de Fleury-Michon sera présent à la matinée de conférence et de tables rondes consacrée à la benevolence, organisée par l'Agence Change, le 4 février. Il y parlera benevolence et innovation en rappelant les initiatives de son groupe pour innover en termes de produits comme de communication. MyEventNetwork est allé lui poser trois questions pour en savoir plus. 

Publié le 29/01/2020 à 17:35, mis à jour le 31/01/2020 à 15:56.

David Garbous Fleury Michon événement bénévolence 2020
© DR

Vous participez à Benevolence le 4 février, qu’en attendez-vous ?
Ce qui va être intéressant, c’est le croisement des approches et des expertises au travers des différentes tables rondes, dans des secteurs d’activité variés, et le fait de trouver des fils rouges pour retracer la façon de faire de chacune des entreprises. 
La benevolence est un sujet qui correspond à l’époque. On le ressent à travers les différents échanges avec nos consommateurs : il y a un principe de suspicion vis-à-vis des marques mais aussi des acteurs institutionnels, les personnalités politiques, tout ce qui représente une forme d’autorité. Cette défiance peut aller très loin, en remettant en cause toutes les informations, c’est le phénomène des fake news : aujourd’hui, certains considèrent que ce que leur communauté pense est plus crédible que toute autre source d’information, ils recréent alors leur propre système de valeurs. 

En quoi la benevolence est-elle une réponse à ce phénomène ?
La benevolence, c’est l’alliance de la bienveillance et de l’engagement. Le fait d’être capable d’expliquer ouvertement et de manière proactive ce que l’on fait, et de donner au consommateur des gages de confiance en fait partie. 
La benevolence est un état d’esprit, une forme de rapport à l’autre qui le considère d’égal à égal. Il y a le mot bienveillance à l’intérieur, qui implique de considérer l’opinion des gens et d’interagir avec eux. Chez Fleury Michon, nous répondons systématiquement à toutes les interrogations qui nous sont posées. Nous sommes par exemple très souvent interpelés par la communauté vegan avec laquelle nous tentons d’instaurer un dialogue, même si nos points de vue paraissent irréconciliables. La benevolence c’est aussi considérer l’individu sans sa singularité et engager la conversation. 
De même, depuis quelques années nous avons posé des actes très concrets, comme l’adoption du Nutriscore, l’affichage de l’origine des viandes, le jambon zéro nitrite et les barquettes bois… Nous sommes passés des intentions à la transformation effective de l’offre. 

L’avenir des marques passera-t-il par la benevolence selon vous ?
Ce qui est certain c’est que sans dialogue et sans confiance, beaucoup de marques vont mourir. Les consommateurs sont de plus en plus intransigeants. Le sentiment d’urgence, notamment climatique, s’est répandu et le fait que la transformation est trop lente est insupportable pour les gens. Ils sont prêts à laisser tomber les marques qui ne jouent pas le jeu.
Et il est probable que cela s'accélère. Plus l’urgence climatique sera prégnante, plus l’intransigeance sera forte et plus la benevolence va être importante. 

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mar. 04 fév 2020
Paris 15e

Auditorium Les Echos - Le Parisien

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Benevolence 2020

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Conférence Benevolence le 4 février, organisé par Change et Les Echos

08:30

Mixant l'utilité et la responsabilité, la bénévolence constitue la garantie d'une croissance saine...

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