L’édito

Loin des yeux, loin des contenus ?

Une semaine sous Covid à travailler en distanciel et à consommer des contenus vidéo n’aura pas été vaine en termes d’enseignements. Premier constat issu de ma consommation télévisuelle, plus dense que d’ordinaire : comme beaucoup de Français, mon rapport au média TV a évolué. 

Par Laurence Rousseau, publié le 23/11/2022 à 16:28, mis à jour le 25/11/2022 à 10:31.

Loin des yeux, loin des contenus ?
© Unsplash

Exit l’écran traditionnel et la grille horaire, de plus en plus rares étant désormais mes visionnages en direct. Grâce aux replays proposés désormais par les différents canaux, je me connecte via mes devices et accède on demand aux programmes, après un passage obligé par les publicités. Rien à redire sur ce dernier point - les médias doivent bien vivre -  mais une interrogation tout de même quant à son corollaire, à savoir le ciblage publicitaire via la télévision segmentée. Ainsi, si le ciblage géolocalisé me range désormais dans la catégorie « non-urbaine », suis-je pour autant encline à acheter une tronçonneuse, comme me le suggère de (trop) nombreux spots de pub ? Et suis-je uniquement une femme quinqua à qui l’on doit proposer en permanence des crèmes de jour (et de nuit) au Rétinol ? Comme le rappelle le récent rapport « Beyond Age » de Kantar Media, l’âge prend encore trop souvent le lead sur d’autres critères, au détriment des expériences et des comportements consommateurs. Gageons toutefois que mes assets clients vont rapidement venir nourrir la bête pour davantage de finesse d’analyses. C’est bien là tout l’enjeu.

Toujours depuis mon canapé de confinée, j’ai eu aussi l'occasion de tester tous les contenus vidéo propres à mon écosystème professionnel. Enfin presque. En cette semaine d’Heavent, salon de la filière événementielle, j’aurais aimé par exemple suivre à distance son programme de conférences. Des contenus que l’organisateur du salon ne souhaite toujours pas proposer en streaming ou en replay, afin de favoriser le présentiel. Dommage en ces temps où le contenu et l’arc narratif sont au cœur des events, et à l’heure du télétravail et de la dispersion des talents en région.Je me suis donc rattrapée en suivant les Top Talks d’Eventmaker, animés par la rédaction de MyEventNetwork. 3 rendez-vous quali durant lesquels les thématiques ont été bien éclairées (voir ci-dessous). Autre proposition de valeurs avec le 3e Live de L’Evénementiel. Envoi du replay à J+2 : parfait ! Des témoignages de BPI à NRJ Global, en passant par Planet Sushi… Si on aime le format et le ton, le fait d’inviter des intervenants  qui consomment le média événementiel ne suffit pas en soi à faire un fil conducteur pour un contenu trop décousu. Autant de constats révélateurs de démarches avant tout Brand Centric, quand on attend une approche User Centric. Et cela vaut pour tous les médias. 

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