L’édito

L’événementiel et la pandémie… une fable d’aujourd’hui

L’événementiel et la pandémie. On dirait le titre d’une fable contemporaine où le premier, animal social, est victime régulière à défaut d’être consentante de la seconde, prédateur polymorphe bien connu de tous les animaux de la jungle.

Publié le 06/07/2021 à 15:44, mis à jour le 07/07/2021 à 16:22.

Portrait Jean de La Fontaine
© DR

Elle l’a fait souffrir, l’a rendu exsangue. Lui, l’événementiel, après avoir fait le gros dos, court malgré tout en tous lieux pour assurer la survie des siens et craint le prochain assaut, d’autant plus qu’il ne sera plus protégé par Bercy des Bois !

La force de l’événementiel est d’avoir un gros cœur ! Déjà quand la pandémie a commencé, il a proposé d’utiliser ses capacités d’organisation pour aider à un dépistage massif. Refus du roi de la forêt. 

Aujourd’hui, où l'on parle beaucoup de vaccination ciblée sur des concentrations de population pour être plus efficace, l’espace-temps éphémère a été utilisé par les pompiers sur le Tour de France pour vacciner sans déranger, de même à Marseille lors d’un tournoi de pétanque, ou à Metz chez Ikea… La période d’été est ouverte à la deuxième vaccination sur des lieux de vacances et de rassemblement, verra-t-on un Festival Vaccinal à Avignon ?

Si les events grand public s’y mettent, pourquoi pas les events professionnels? On a bien vu Geoffroy Roux de Bézieux et Laurent Berger appeler dans une tribune commune les salariés à se faire vacciner. A quand le Big Tour de Bpifrance hébergeant des centres de vaccination, les Rencontres UDECAM réservant une zone au Parc Floral ou dans quelques jours, les Napoleons de conclure un accord avec la municipalité d’Arles ?

Morale de la fable : si on veut, on peut et si on ne peut pas encore, on essaye.  

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