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Transition Forum : un format original pour une digitalisation réussie

Comme de nombreux événements, l’édition 2020 du Transition Forum, qui rassemble des décideurs et des innovateurs du monde entier pour construire une économie plus résiliente, durable et inclusive, a eu lieu 100% en ligne. Dan-Antoine Blanc-Shapira, fondateur de l’agence Sensation ! en charge de la digitalisation de l’événement, revient sur les étapes de cette transformation. Interview.

Publié le 01/07/2020 à 16:45, mis à jour le 02/07/2020 à 10:19.

Dan Antoine blanc Shapira fondateur agence sensation
© DR

Votre agence Sensation ! a été chargée de la digitalisation du Transition Forum. Concrètement, comment cela s’est-il passé ?  
Dans un premier temps l’organisateur voulait décaler l’événement (deux jours à Nice) au mois de septembre. Il a finalement décidé de virtualiser. Il a donc fallu réinventer l’événement avec un pari : organiser 5 sessions de deux heures, à raison d’une session par semaine. Nous ne pouvions pas transposer deux jours en virtuel, car la capacité d’attention des participants devant un ordinateur est moindre. Nous devions faire face à des défis techniques importants, notamment pour la traduction simultanée car nous avions des intervenants du monde entier. Trois journalistes, basés dans trois pays différents, étaient présents : Angleterre, France et Hawaï. 

Quels sont les points d’attention pour mettre en place un event virtuel ? 
Dans l’événement présentiel, vous êtes immergé au sens propre du terme avec une interaction directe et tous les sens en éveil. Dans un événement virtuel, on se prive de l’intensité de l’immersion. Nous avons donc cherché à mettre en place des moments de convivialité et de relation entre émetteurs et récepteurs, mais aussi entre les récepteurs entre eux, avec des groupes de discussion pour retrouver les intervenants en petits groupes et des salles de dialogue à disposition du public. Il y avait évidemment la possibilité de poser des questions en temps réel. Nous voulions que, comme dans une événement en présentiel, il puisse se passer des choses sur scène et hors de scène. 
Ce a nécessité de la souplesse et de l’adaptation, mais c’est aussi ce qui caractérise l’événementiel : à chaque événement il faut se réinventer pour que tout soit parfait le jour J. 

Quel bilan tirez-vous de cet événement ?
Lionel Le Maux, le fondateur du Transition Forum, est ravi de ne pas avoir reporté pour être passé au digital. Plus de 400 décideurs et chefs d’entreprises ont participé à l’événement, en direct ou en replay. 

Comment voyez-vous l’avenir des événements ? 
Je vois avant tout le message éclatant qu’on ne peut pas se passer de la rencontre et de l’échange. Durant cette période 100% digitale, nous avons tous ressenti le besoin et le manque de la rencontre en réel. Même si nous avons prouvé que nous, les professionnels de l’événementiel, étions capable de nous réinventer, de faire preuve d’une grande agilité. J’ai d’ailleurs été bluffé par la facilité avec laquelle l’agence a fonctionné à distance. 
Je suis très optimiste pour l’avenir. Quoiqu’il arrive, nous trouverons des solutions. Le mélange des genres, l’hybridation, est intéressant. Mais si cette période incroyable a démontré une chose c’est que le besoin du rassemblement physique est toujours là. Rien ne remplace la « vraie » relation humaine. 

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