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C’est quoi l’événementiel du monde d’après ?

Suite et fin des résultats de MyEventFuture, notre observatoire prospectif de l'événementiel. Une seconde partie notamment enrichie de verbatims riches d'enseignements. Extraits. 

Publié le 08/06/2021 à 17:23, mis à jour le 14/06/2021 à 15:51.

MyEventFuture, l’observatoire prospectif de l’événementiel
© DR

C’est quoi l’événementiel du monde d’après ?

La rédaction de MyEN a injecté dans le questionnaire des phrases entendues çà et là, des citations issues des interviews de Laurence Rousseau ou de notre émission La Conversation. L’enjeu obtenir des notes (sur 7) pour les hiérarchiser et mieux comprendre l’avenir de l’événementiel pour ces propres acteurs. On notera que toutes les verbatimes obtiennent des notes supérieures à la moyenne signifiant un certain consensus. On s’intéressera donc en priorité à la hiérarchie et aux écarts. 

Le digital focalise les opinions 

« Le digital, on ne va pas l’oublier, c’est un acquis au service de l’événementiel », « Le digital ne remplacera jamais l’humain, il restera au service de l’humain »Ces deux phrases au top des réponses montrent une dualité extrême : la Covid a fait gagner deux ans à la profession en compétence digitale, mais le souhait est vraiment que le digital reste à sa place. Cette synergie sera l’énergie de l’événementiel du monde d’après.  

Et demain c’est comment? 

Le digital arbitre ou simple instrument de l’après

« Le grand enjeu des events, c’est d’optimiser le parcours client depuis l’inscription jusqu’au replay »« Un event hybride réussi, c’est le meilleur du digital et le meilleur du présentiel réunis »« Ceux qui pensent que les lieux des enregistrements n’ont pas d’importance se trompent, au contraire, ils donnent du sens aux events »Chacun organise son futur sur le marché suivant ses opinons ou simplement ses besoins : parcours client, hybridation, scénarisation… Le digital est l’instrument de ces opinions, mais il ne saurait nier les standards de l’événementiel dont le lieu fait partie, il les transforme.  

La nostalgie et l’émotion, toujours, toujours?  

Elles sont essentielles dans l’atterrissage de demain mais les notes montrent une certaine normalisation avec le temps : elles ne sont plus aussi présentes qu’on le pense généralement  ni pour hier ni pour demain. « L’événementiel ne sera plus jamais comme avant » Il n’y aura pas de copier coller dans l’événementiel. La plupart des professionnels le clament mais sans nostalgie, car la pandémie on le sait a fourni de nouvelles expériences. « En 2020, on a réussi le Retour sur Investissement, en 2021/2022, il nous faut réussir le Retour sur l’émotion ». Autre certitude, redonner de l’humain reste essentiel, mais cette exigence est sublimée par la conjoncture:  « Le retour au présentiel, ce sera un énorme revenche meeting, une grande fête… » 

Une nouvelle concurrence créée par la digitalisation.

Le digital a créé une certaine ubérisation de l’événementiel, destructurant quelque peu les métiers et facilitant l’accès à des intermédiaires nouveaux. En amont (agences médias) et en aval (prestataires qui intègrent l’organisation et le conseil). Le mouvement est enclenché, mais la crainte concurrentielle de voir le marché des agences plus généralistes s’engouffrer dans l’événementiel du fait du digital ne semble encore une crainte forte. Attention aux certitudes cependant. 

Deux idées fausses ou peu partagées ?

Ces deux phrases pourtant largement entendues pendant le confinement ont mal vieilli. La première parce que le marché des salons a fait d’énormes progrès en quelques mois («On a su digitaliser les conférences, il nous reste à mieux virtualiser les salons » ) et que la sortie progressive de crise redonne le sourire aux organisateurs de salons. Ici aussi attention aux certitudes et « le métier de la vente de m2 » déjà  dénoncé par certains, est devenu totalement obsolète. Les organisateurs vendent des audiences, des publics ciblés et sont des générateurs de business. Il est temps de passer aux bénéfices de l’expérience client !

La deuxième (« On va vers un événementiel à deux niveaux, le présentiel pour les VIP ou le cœur de cible, le digital pour les publics plus périphériques » ) n'est sans doute pas politiquement correcte et rejetée à ce titre. L’avenir dira ce qu’il faut en penser. Mais chacun se rend compte qu’il n’y aura pas à l’avenir un schéma monolithique qui s’impose à tous, mais que la créativité des formats, des lieux ou des cibles en l’occurrence créera la personnalité de chaque événement. L’hybridation ne sera pas forcément celle des cibles. 

Une idée heureusement rejetée

« Nous sommes dans une dynamique où nous avons moins besoin du contact physique pour continuer à être des animaux sociaux ». Cette phrase qui obtient la plus mauvaise note est à mettre en rapport avec les deux meilleures notes du début du paragraphe. Certes il faut dire merci au digital ( et cesser de l’accabler comme le font encore trop certains.), mais le laisser à sa place et considérer que l’animal social que nous sommes à plus que jamais besoin de contacts physiques. Bien au  contraire. 

Nous réintroduirons certaines de ces questions dans une vague de l’Observatoire, d’ici la fin de l’année 2021 pour rendre compte des évolutions de la perception de l’événementiel par ceux qui le font au quotidien. 

Retrouvez la première partie de MyEventFuture, l’observatoire prospectif de l’événementiel en cliquant-ici !

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C’est quoi l’événementiel du monde d’après ?

Ils/Elles ont gagné un magnum de champagne ! 

Vous vous souvenez lors du questionnaire, on vous avait promis… Vous ne nous avez pas cru ? Vous avez bien tort. Selon notre tirage au sort, les petites bulles vont récompenser :

• Aurore Boyer, Livres Hebdo 
• Stéphanie Constant Perrin, Empresarial 
• Anaïs Lenoir-Dumont, CAPTA PROD 
• Antoine Préneron, Vimeet 
• Thomas Rossard, SPACE

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