Entretiens

« Le social agit comme un catalyseur de création »

Ludovic Chevallier et Vincent-Reynaud Lacroze, DGA de l'agence We Are Social, évoquent le rayonnement des événements et leur nécessaire présence sur les réseaux sociaux. Une nouvelle possibilité pour les marques d'enrichir les interactions avec leurs consommateurs. A condition de bien les utiliser...

Photo we are social
© DR

Faire vivre sa marque au cœur d'événements est aujourd’hui devenu un incontournable. Comment l’expliquez-vous ?
Quel que soit le secteur, les consommateurs sont toujours plus avides de sensations, d’expériences et de preuves de la capacité d’une marque à délivrer des émotions. Depuis une dizaine d’années, les réseaux sociaux ont joué un rôle déterminant dans la mise en avant des événements en proposant progressivement davantage d’immersion et d’interactions. 

Organiser des événements, c’est bien. Mais comment réussir à faire vivre l’événement sur les réseaux sociaux ?
Depuis peu, à l’heure où les algorithmes font le tri entre le contenu artificiel et celui plus authentique, l'événement de marque est devenu une opportunité pour émerger dans les feeds saturés. Mais effectivement, cette stratégie doit s’accompagner d’une dynamique d’appropriation par des ambassadeurs, des influenceurs ou plus largement par une communauté, pour aller au-delà du simple relais de l’événement et le faire vivre sur les réseaux sociaux. 

Quels sont les enjeux pour les marques ?
Nous en voyons deux : 

  • Le premier est d’apporter un point de vue, un nouvel éclairage à travers les yeux d’un passionné ou d’une personnalité légitime. 
  • Le deuxième est de fédérer pour faire vibrer une communauté, autour d’un moment partagé, comme un concert par exemple.

Pour illustrer ces enjeux, pouvez-vous nous donner des exemples d’opérations sur les réseaux sociaux, orchestrées par We Are Social pour accompagner des événements ?

La marque a pu toucher et engager des cibles stratégiques

Sur un événement aussi attendu que le Mondial de l’Automobile, par exemple, notre parti-pris pour Renault a été de se tourner vers YouTube. En permettant à des influenceurs sur des thématiques aussi variés que le gaming, le cinéma ou le sport de prendre le contrôle de sa chaîne, la marque a pu toucher et engager des cibles stratégiques, plus jeunes et difficiles à capter. 
Dans un autre genre, nous avons voulu fédérer une communauté autour d’un concert à l’occasion des 20 ans des Musiciens du Métro pour la RATP. Nous devions réunir des communautés très diverses (Oxmo Puccino, TéTé, et les musiciens du métro) autour d’une seule et même date à l’Olympia. Afin d’engager ces communautés et créer l’attente, nous avons diffusé six mois en amont du concert sur les réseaux sociaux, des contenus affinitaires ciblant les communautés identifiées : un engouement qui a permis d’afficher complet en 3 semaines et de rassembler lors du live Facebook 70 000 spectateurs.

Dans ces exemples, le social n’agit donc pas juste comme une caisse de résonance mais comme un catalyseur de création, afin d’imaginer une nouvelle forme de contenu, plus vrai, plus incarné et mieux à même d’enrichir les interactions entre la marque et ses audiences. 

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