Entretiens

« Les game changers se bougent pour inventer le monde d’après »

Quand la Tech change le monde : c'est la thématique choisie pour le 5e Sommet Startup & Innovation organisé en version hybride par Challenges et Science et Avenir, avec un programme revu et adapté pour répondre aux nouvelles interrogations liées à la crise sanitaire. Vincent Beaufils, Directeur de la rédaction de Challenges, nous en dit plus sur l'événement.

Publié le 24/06/2020 à 16:18, mis à jour le 02/07/2020 à 09:51.

Photo de Vincent Beaufils
Vincent Beaufils : "Réinitialiser l'économie" © Lebedinsky

Pour sa cinquième édition, le Sommet Startup et Innovation se transforme en sommet hybride. Comment s’est opérée cette transition ?
Le Sommet aurait dû avoir lieu le 25 mars. Avec le confinement, nous avons tout d’abord pensé l’annuler. Puis, en mai a eu lieu le Global Boardroom, organisé par le Financial Times. Alors que tout le monde disait qu’il fallait organiser des webinars très courts et les mettre en scène, le Financial Time a fait l’inverse, avec trois jours de séances de 9h à 19h. Et ils ont recueilli quelques 52 000 connexions ! Ça a été le déclic, je me suis dit qu’il fallait y aller. Nous avons donc créé notre Sommet hybride, de 9h à 18h. 

Concrètement, qu’est-ce que ça change ? 
Nous avons le même nombre d’intervenants que ce qui était prévu en présentiel. En revanche, nous allons soigner la mise en scène, car nous voulions éviter le côté triste des événements digitaux où chacun est chez soi. Nous avons donc pris le parti de monter un plateau sur une scène physique, au Palais Brongniart sur lequel nous recevrons les intervenants parisiens. Nous voulons garder toute l’interaction et la dynamique de ce qui se passe sur une scène. 

L’hybridation est d’ailleurs le thème d’ouverture du Sommet…
Dans mon intervention d’ouverture je pose la question de l’audience et de l’interactivité. Effectivement, cela ouvre un nouveau territoire. L’absence d’interaction entre les participants peut être compensée par les interactions entre les participants connectés. Nous proposerons un système de questions à poser dans une salle virtuelle, modérées par une équipe qui les transmettra sur scène. Le Palais Brongniart est enthousiaste à l’idée d’essayer ce format avec nous car il se demande si l’hybridation n’est pas amené à se développer dans le futur.

Pourquoi ce thème : « Quand la Tech change le monde » ? 
Nous avons conservé ce thème, car il est toujours d’actualité : les trois mois que nous venons de vivre le justifie pleinement. Nous avons adapté le programme en fonction de cette crise sanitaire. La table ronde des « Game Changers » par exemple s’interrogera sur les nouvelles opportunités après la crise du Covid, les manières de disrupter, la santé, etc. De même, nous avons une conférence intitulée « Darwin au pays des startup » qui se penchera sur l’état de l’écosystème après la crise, l’utilité des entreprises de la Tech, ou encore sur les levées de fonds. Enfin, nous aurons une conférence intégralement consacrée au Covid : quels algorithmes pour détecter les foyers épidémiques, en quoi ce vaccin exige-t-il d’innover, etc. 

Quels sont selon vous les trois temps forts de ce Sommet ?
Les Game changers, parce que c’est là que l’on voit la réalité des choses. 
Darwin au pays des startup, parce que nous allons comprendre dans quelle situation se trouve l’écosystème. 
Enfin, la conclusion avec Thierry Breton, de la Commission Européenne, en direct de Bruxelles. 

Le monde d’après dépendra-t-il des startup ? 
L’avantage de passer par les startup, c’est qu’elles sont dirigées par des entrepreneurs qui réfléchissent à transformer nos manières de vivre et de consommer en business. Pour moi, le monde d’après n’est pas la décroissance. Nos game changers se bougent pour l’inventer !

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