Entretiens

« Il faut réfléchir à cette crise comme une opportunité de repenser les modèles. »

Durant la crise, l'Union des marques se mobilise, et a ouvert ses services et formations à toutes les marques qui le souhaitent. Son but : répondre à leurs besoins d'informations et de formations durant cette période troublée. Jean-Luc Chetrit, DG de l'Union des marques, nous en dit plus sur ces actions et sur sa vision de l'avenir des marques et de la communication post-COVID-19. Interview.

Publié le 15/04/2020 à 16:52, mis à jour le 23/04/2020 à 09:50.

Jean Luc Chetrit interview union des marques
© DR

Quelles sont les actions de l’Union des marques pendant la crise du coronavirus ? 
Nous nous sommes mobilisés sur beaucoup de sujets pour offrir des services adaptés à nos adhérents en situation de crise. Notre think-tank se réunit désormais de manière hebdomadaire, au lieu de trimestrielle auparavant. Nous avons créé un fil de communication pour répondre aux questions en temps réel et une newsletter qui permet de répondre aux questions les plus fréquentes. 
Enfin, nous avons ouvert nos services à toutes les marques, pour répondre à leurs besoins d’information et de formations : notre Brand Academy est désormais ouverte à tous et affiche complet. Nous avons également rédigé une série de recommandations adressées à nos adhérents sur les principes de gestion de crise et de préparation de la reprise.
Par ailleurs, nous participons à des initiatives collectives. Avec le SNPTV, l’AACC et l’Udecam, nous avons enregistré un message pour remercier les marques d’investir dans la publicité TV, afin de permettre aux chaines de continuer à informer. Cela permet de rappeler une donnée que l’on oublie souvent : le rôle de la publicité dans le financement de la démocratie et du pluralisme. Et, avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème, nous avons appelé à une mesure de relance de l’économie par la communication.
Notre fil conducteur c’est essayer d’être utile pour qu’ensemble, nous construisions des marques durables.

Comment voyez-vous la suite ? Avez-vous des conseils à donner aux marques ?
Les marques devront poursuivre leurs démarches de responsabilité et d’inclusivité. Avec la crise sanitaire, il faut aller vite et construire une communication encore plus responsable dans le monde d’après. Il faudra également retrouver de la légèreté, mais cela devra avoir du sens. Demain encore plus qu’hier. 
Le premier conseil serait donc d’essayer d’écouter très fort ces nouvelles attentes et de les comprendre. Elles ne sont pas toutes claires. La crise questionne notre vie ensemble, nos perspectives communes et individuelles, elle change la relation aux autres et aux marques, la relation à la futilité. Parallèlement, les marques sont toutes en ligne et se sont toutes mises au e-commerce : tout cela induit des changements d’habitude de consommation. Il faut donc comprendre pour construire les bons registres. C’est un exercice délicat. Peut-on sortir de cette crise par le haut, en restaurant la confiance ? C’est le but. 

Un message à faire passer ? 
Je suis un éternel optimiste. Il faut réfléchir à cette crise comme une opportunité de repenser les modèles, d’implanter un nouveau modèle de consommation, de mieux consommer, de moins consommer. Nous devons être forts et nous saisir de cette opportunité.

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