Entretiens

« Avec "Ça Marque !", On veut comprendre ce qui marque… et ce qui ne marque pas. »

A la tête de l'Union des Annonceurs (UDA) depuis bientôt deux ans, Jean-Luc Chetrit fait bouger les lignes. Le 18 avril, aura lieu la première édition de Ça Marque !, une matinée de témoignages, questionnement et partages d'expériences par et pour les marques, sur le thème de l'efficacité. Entretien à bâtons rompus.

Portrait de Jean-Luc Chetrit, président de l'UDA
© DR

MyEN : Depuis votre arrivée à la tête de l'UDA, on a le sentiment d'une effervescence. Qu'en est-il ? 
Jean-Luc Chetrit : 2018 est en effet une année record sur de nombreux points. En termes d'adhérents, de croissance, mais aussi de diversité des nouveaux adhérents (la tech avec Microsoft, le B to B avec Transdev, la beauté avec Nuxe, l'agro-alimentaire avec Lactalis, etc.). Par ailleurs, ces deux dernières années, l'UDA a lancé huit projets majeurs :

  • Notre changement de lieu : nous sommes désormais dans un espace de 600m2, collaboratif, ouvert à nos adhérents, un hub de rencontres et d’actions.
  • La plateforme de mutualisation des données, Quality Open Plateforme et la création d'un identifiant de campagne unique, Trust ID.
  • Le lancement de l'événement Ça marque !, sur l'efficacité, mais aussi du référentiel de l'efficacité.
  • La création d’une brand academy, qui propose une trentaine de formation lancée mi mai 2019, incluses dans la cotisation de nos adhérents et payantes pour les autres.
  • Le laboratoire de la créativité qui va connaître sa troisième édition à Cannes en juin.
  • Le lancement du programme d'incubation de start-ups « Start-up your brand », qui accueille déjà 20 start-ups, de la tech et de la martech.
  • Le lancement du programme de communication responsable FAIRe qui inclut 15 engagement pour une communication responsable et est déjà signé par 35 entreprises.
  • La mesure de la satisfaction de nos adhérents.

MyEN : Parmi tous ces changements, vous aviez annoncé trois chantiers prioritaires. Le premier : la transparence. Où en êtes-vous ?
J-L C : Nous souhaitons créer un choc de confiance dans la publicité programmatique. Pour cela, il faut avoir accès au coût du média, et à la traçabilité de l'impression publicitaire. Pour y parvenir, nous allons lancer d'ici la fin de l'année le Trust ID, qui est un identifiant de campagne. Nous avons réussi à fédérer les agences, les annonceurs, et, pour bien cadrer le sujet, nous avons fait appel à un cabinet de conseil.  Parallèlement, nous avons créé l'Observatoire de la transparence, qui se réunira deux fois par an pour faire le point sur les avancées, les nouvelles solutions technologiques, etc. 

MyEN : Le second de ces chantiers était la connaissance des publics…
J.L C : La connaissance des publics est stratégique. Les marques doivent parler à des personnes, pas seulement à des consommateurs. Comment faire pour comprendre les publics ? En réunissant ici, au sein d'un Hub, les meilleurs experts de l'insight en France. 
Le lancement de la QOP, une plateforme de mutualisation de la connaissance client, est notre deuxième grande initiative pour réussir à connaître les publics. Cela va nous permettre de partager de la donnée anonymisée sur un secteur donné, afin de mieux comprendre le parcours client, son cycle etc. 

MyEN : Et enfin, l'efficacité.
J.L C : Nous avons travaillé pendant un an avec Bearing Point pour créer le référentiel de l'efficacité. Pour cela, nous avons répertorié 30 référentiels annonceurs, nous avons hiérarchisé les KPI de mesure de l'efficacité, et nous allons nourrir cette architecture avec des études qui auront été référencées. C'est un processus itératif, qui sera enrichi au fil du temps et qui est voué à durer.

Nous voulons être le Hub des marques pour qu'elles soient meilleures ensemble. 

MyEN : Comment l'événement Ca marque ! s'inscrit-il dans toutes ces initiatives ?
J.L C : C'est la synthèse de ce que nous voulons faire. Nous voulons  être le Hub des marques et des gens qui travaillent sur les marques pour qu’ils soient meilleurs ensemble. Ce n'est pas un événement de show, ni un événement commercial. Pour s'en assurer, nous avons fait appel à un panel d'experts impertinents (Geneviève Petit, Philippe Thobie, Céline Bouvier). Notre but est de donner la parole aux marques, de leur offrir la possibilité de témoigner sur ce qui, pour eux, fait l'efficacité, avec un angle particulier : la confiance. Et notre approche s'est appuyé sur les 4 E, qui sont les enjeux d'une marque et de l'efficacité aujourd'hui : Ecoute, Expérience, Ethique, et Ecosystème. 

MyEN : Quelle est la différence entre Ça Marque ! et les autres conférences sur l'efficacité ?
J-L C : Tout d'abord, nous parlons de l’ensemble des leviers, depuis la compréhension des publics jusqu’à l’activation de la création de l’efficacité pour une marque et de la confiance. Ensuite, et surtout, c'est le point de vue qui diffère. Dans la plupart des conférences, ce sont des experts, des agences, des acteurs qui interviennent. Là, ce sont les marques qui témoignent de leur propre efficacité, de leurs expériences, de leurs apprentissages, de ce qu’elles savent, des questions qu’elles se posent. Nous voulons savoir ce qui marque, ce qui ne marque pas et pourquoi. 

 

Jean-Luc Chetrit a joué le jeu du "3, 3, 3" avec MyEventNetwork :

En savoir plus sur...

Les événements rattachés

jeu. 18 avr
Paris
3 Mazarine
Replay

#Ça Marque !

Image
Ça marque 2019

08:00

#Ça marque ! est la première conférence annuelle de l’UDA consacrée aux marques et à l’efficacité.

À lire aussi