Entretiens

« Il faut positionner les événements comme des outils d’acquisition de compétences professionnelles. »

La sensibilité au sujet de la RSE a été initiée chez UNIMEV depuis plusieurs années. MyEN fait le point avec Anthony Fauré, son directeur marketing et innovation et rédacteur en chef de l’Innovatoire, sur les nouvelles avancées de la filière événementielle, notamment en termes d’engagement sociétal. 

Publié le 05/10/2020 à 12:28, mis à jour le 04/11/2020 à 19:10.

Anthony Fauré
© DR

Avant de rejoindre l’Union des métiers de l’événement (UNIMEV) il y a 4 ans, Anthony Fauré évoluait dans le conseil en stratégie dédié au développement des entreprises et territoires par le tourisme, la culture, les sports, l’immobilier et l’événementiel. Aujourd’hui, sa mission est d’accompagner la montée en compétence de l’écosystème événementiel en innovation, participer au rayonnement d’UNIMEV, s’impliquer au sein de l’incubateur French Event Booster et piloter la plateforme de contenus prospectifs l’Innovatoire. Concernant la RSE, la sensibilité au sujet a été initiée chez UNIMEV depuis plusieurs années, en circonscrivant le sujet afin de mettre en place une stratégie. « Les mots RSE et développement durable se sont imposés chez nos adhérents, mais aussi en interne et auprès des médias. Certains acteurs sont plus matures que d’autres car ces sujets viennent se confronter à des habitudes bien ancrées ou remettent en cause des modèles économiques », témoigne Anthony.

Bientôt, verra le jour un Engagement pour la Croissance Verte (ECV), signé avec 5 ministères pour impulser un plan de transition court et moyen termes.

Reste que la filière s’est dotée d’outils structurants (dont la Norme ISO20121) dans le cadre d’une Politique RSE pilotée par une commission très active. Bientôt, verra le jour un Engagement pour la Croissance Verte (ECV), signé avec 5 ministères pour impulser un plan de transition court et moyen termes. Avec le calculateur Cleo, permettant la mesure de la performance (marketing, socio-économique et environnementale) des événements, près de 330 événements de toutes tailles et types se sont évalués, dont des événements corporate. Désormais, UNIMEV a les moyens d’établir des panoramas, à partir de consolidations d’événements pertinents, sur des filières françaises stratégiques (mode & design, alimentation, foires de France) et bientôt des territoires. Dans les cartons, la mesure de l’impact carbone de la digitalisation des événements, un sujet majeur notamment développé avec l’ADEME. Enfin, l’Innovatoire lancé en juin 2018, plateforme de contenus prospectifs, n’en oublie pas la RSE et le développement durable. Outre le thème de la RSE, Anthony insiste sur les évolutions sociétales, l’éthique et les contenus. Manière de challenger les événements sur leur raison d’être, sur leur rôle pour accompagner les marques dans leur transition responsable. « De toile de fond, les événements vont devoir de plus en plus prendre position.

Demain, on devrait faire valoir sur son curriculum vitae, sa participation à des événements à haut niveau de contenus.

Et les contenus doivent devenir utiles à l’acquisition de compétences. Demain, on devrait faire valoir sur son curriculum vitae, sa participation à des événements à haut niveau de contenus. Il faut positionner les événements comme des outils d’acquisition de compétences professionnelles ». Enfin l’événement doit, via le digital, permettre d’ouvrir les communautés, de sortir de l’entre-soi et les rendre malléables. Reste à trouver le modèle économique des événements digitaux, une réflexion qui n’a pas été faite et reste un vrai sujet à ouvrir. 

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