Entretiens

« Ensemble, nous voulons contribuer à changer le monde. Les Napoléons, c’est une utopie à taille humaine. »

Réseau social professionnel hybride, les Napoléons sont aussi réputés pour leurs sommets bi-annuels qui rassemblent des intervenants exceptionnels, internationaux, venus de divers horizons. Quelques jours avant le début de leur sommet estival, qui se tient du 17 au 20 juillet à Arles, Olivier Moulierac et Mondher Abdennadher, co-fondateurs du réseau, reviennent sur leurs ambitions, le thème choisi « La transmission », et sur les valeurs qui les habitent.  

Photo d'Olivier Moulierac et Mondher Abdennadher
© DR

Comment décririez-vous les Napoléons ?
Nous sommes un réseau social avant tout, à la fois physique et numérique, qui fonctionne par cooptation. Nous sommes présents sur tous les réseaux sociaux, et disposons également d’une appli qui nous permet de contribuer, partager… Les Napoléons, c’est une communauté que nous faisons vivre à l’année, pour laquelle nous créons des contenus (des synthèses, des livrets…) et qui se réunit deux fois par ans, en hiver et en été. Ces sommets font partie intégrante de la vie de la communauté. Ils sont ouverts à tous : s’accréditer pour y participer c’est déjà une démarche engageante.
Deux choses nous importent :
Nous ne voulons pas de verticalité métier, car notre rôle est de réunir des penseurs, des designers, des politiques, des dirigeants d’entreprise ou de médias, des artistes… ces personnes très différents, issues d’horizons variés, ont en commun de promouvoir une vision de l’innovation orientée vers l’humain, et travaillent à l’amélioration de l’innovation.
Deuxième chose, nous souhaitons beaucoup d’hybridation, et beaucoup d’engagement. Les membres de la communauté des Napoléons partagent un engagement très fort au service d’une innovation et d’un progrès fondé sur des valeurs de liberté, d’égalité, de partage et d’inclusion. 

Pourquoi avoir créé les Napoléons ?
Tout part de cette éthique liée au business. Nous ne sommes pas une organisation « non profit » mais nous défendons des valeurs. Nous voulons contribuer à créer des passerelles, du lien, pour accélérer une innovation à l’impact positif. 

Cette année, le thème du sommet est la transmission. Pourquoi ce choix ?
La genèse est simple : nous interagissons avec la communauté qui nous envoie des idées, des questionnements sur l’impact des technologies, sur nos usages, nos valeurs, nos devenirs, etc. Ces échanges nous permettent de dégager une thématique.
La transmission peut se décliner de différentes manières. C’est un socle déterminant pour ne pas perdre pied dans l’accélération de la transformation. Il est important de savoir quel est son ancrage pour se déployer dans le futur. La transmission, c’est aussi l’angle de l’éducation, pour accompagner les jeunes générations. La transmission, c’est aussi l’héritage : que va-t-on laisser comme monde aux générations de demain, que fait-on aujourd’hui (ou que ne fait-on pas) qui impactera le futur ? Nous essayons de couvrir tous les champs du sujet. 

Comment choisissez-vous les intervenants ? Mieux, comment parvenez-vous à faire intervenir des personnalités d’exception ?
Ça, cela fait partie des recettes cachées ! Disons juste que c’est beaucoup de travail, de confiance… et de chance !
Certains intervenants font partie de la communauté, d’autres non. Nous cherchons des personnalités particulières, qui viennent témoigner et non pas théoriser ou professer. C’est un équilibre entre les actions concrètes accomplies et une logique de rôle modèle. Certains viennent aux Napoléons et n’ont jamais fait de conférences avant ! Il n’y pas de formatage des interventions, ils peuvent parler entre 10 et 45 minutes 

Les Napoléons ont lieu à Arles, durant les Rencontres de la photographie. Quel rapport entretenez-vous avec le festival ?
Nous y sommes très sensibles, et nous essayons de créer des passerelles. La communauté des Napoléons peut assister aux Rencontres. Sam Stourzé, directeur des Rencontres de la photographie va intervenir pour parler du festival et venir nourrir la réflexion sur la transmission. 

Une des missions des Napoléons est de « Changer le monde ». Comment comptez-vous faire ? 
Nous contribuons à changer le monde, tous ensemble. Chacun a un rôle à jouer, une responsabilité de créer la bonne configuration pour favoriser l’hybridation, créer les rencontres, bâtir des passerelles entre les générations, les cultures, les opinions. Nous vivons dans un monde où le rejet, la défiance, peuvent nuire au développement commun. Les Napoléons, c’est une communauté de destin, un mouvement de réconciliation, de « dé-silotage », pour faire sortir les personnes de leurs quant-à-soi. C’est une utopie à taille humaine. Nous pensons que c’est réalisable. On en voit les effets sur notre communauté : grâce à la cohésion, à l’engagement de chacun, les membres arrivent à faire progresser leurs idées, leurs envies d’action. Nous sommes fidèles à des valeurs, et nous créons de la valeur. 

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mer. 17 juil
sam. 20 juil
Arles

10e édition des Napoléons 

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10e édition des Napoléons 

09:00

Prônant une innovation vertueuse, éthique, et qui profite à tous, Les Napoléons organisent un sommet...

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