Entretiens

« Il existe un modèle européen du numérique à imaginer et à développer qui affirme la primauté de l’humain. »

Think tank indépendant qui promeut un modèle ouvert et européen du digital affirmant la primauté de l'humain, La Villa Numeris attaque un cycle de réflexion sur la thématique : "Diriger à l'ère du digital". Rencontre avec David Lacombled, son président, qui revient sur ses activités et sur la rencontre à venir, le 26 mars : Les managers face à la transformation. 

Publié le 11/03/2020 à 17:40, mis à jour le 11/03/2020 à 17:40.

David Lacombled villa Numéris
© Thomas Gogny

Qu’est-ce que la Villa Numeris ?
C’est un think tank où l’on réunit des personnes pour profiter de l’intelligence collective et avoir des idées sur le développement du numérique, la promotion de l’économie, avec la conviction qu’il existe un modèle européen du numérique à imaginer et à développer qui affirme la primauté de l’humain. Nous essayons d’avoir à chaque fois des réalisations concrètes pour montrer la pertinence de nos idées. Nous travaillons par saison, pour être pertinents dans nos propositions. Par exemple, l’an dernier nous avons travaillé sur une proposition sur le marché des fake news. Nous avons créé un cycle de formation avec le MBA DMB de l’EFAP sur le sujet pour permettre aux directions de la communication de grands groupes de former leurs collaborateurs, préserver leurs marques, et défendre leurs valeurs. C’est un exemple très concret de nos actions. Nous travaillons également beaucoup sur les questions liées à la confiance dans les médias et le numérique, sur les sujets liés aux territoires connectés, ou encore sur les nouvelles formes de travail. Notre saison en cours s’appelle « Diriger à l’ère du digital ». 

Le 26 mars prochain, vous proposez une rencontre consacrée aux « managers face à la transformation »
Oui nous présentons un sondage réalisé par BVA. Nous avons interviewé des cadres d’entreprises publiques et privées, pour savoir ce qu’ils pensaient de leurs propres rôles dans la transformation et comment ils jugent leurs patrons face à cette transformation. Ce sondage vient après un audit conversationnel réalisé avec Human to Human. Après la divulgation du sondage du 26, nous allons réaliser des entretiens personnels et individuels avec de grands dirigeants qui réagiront notamment aux résultats de BVA. 

Qu’allez-vous faire de toutes ces données récoltées ?
Nous sommes accompagnés par un comité scientifique. L’idée c’est d’établir un rapport à terme, et de se rendre dans les entreprises et les organisations publiques pour présenter nos bilans, par le biais de conférences notamment.  

Concrètement, comment va se dérouler cette Rencontre ?
Nos formats sont très encadrés et durent une heure, montre en main. J’animerai la conférence, avec un mode le plus interactif possible : chacun peut prendre la parole. C’est Edouard Lecerf, Directeur Général Adjoint de BVA qui sera là pour présenter le sondage. Alexandre Tissot, expert des transformations, sera également présent ainsi que Nadia Leroy.  

Au-delà de cette rencontre du 26 mars, quels types d’événements organise La Villa Numeris ? 
Nous proposons trois types de rencontres. 
Digital trends, pour anticiper et décrypter les tendances du numérique. Digilex, un observatoire législatif de la transformation numérique. Nous confrontons le point de vue de l’expert, du législateur et de chefs d’entreprises. Le but est de montrer comment la loi pourrait être améliorée pour permettre le développement de l’économie numérique. L’idée est également d’apporter un éclairage business aux législateurs qui ne sont pas spécialistes du numérique. 
Le troisième cycle, plus confidentiel, est baptisé Digital Mappemonde, autour d’un grand témoin. Il propose une appréciation géostratégique : l’Europe face aux États-Unis et à l’Asie en matière numérique. 

Les Rencontres ont-elles toujours le prisme de l’Europe ?
C’est une demande de nos adhérents de bien comprendre les ressorts de l’Europe. Car nous faisons face à deux grandes puissances. Or, les européens ont une conception de la vie qui de la protection de l’humain et de leurs droits n’est pas exactement la même. Ce sont des spécificités dont il faut faire une chance. 

Quels sont selon vous les principaux enjeux à venir pour les entreprises aujourd’hui ?
Aujourd’hui, les salariés ont le sentiment d’être moins bien traités par leur entreprise par rapport aux consommateurs. Les entreprises doivent traiter leurs collaborateurs aussi bien que leurs clients. 
Le deuxième enjeu, c’est probablement la qualité de vie des collaborateurs, qui se répercute dans leurs moyens de transports, leurs modes de consommation. C’est un enjeu global dans lequel les entreprises ont une responsabilité majeure. 
Enfin, le troisième enjeu c’est de réussi à embarquer 100% de la population dans l’aventure numérique. L’enjeu des dirigeants politiques et économiques, c’est de réfléchir aux meilleurs moyens d’y parvenir. 

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