Entretiens

« Sans abandonner les événements physiques, il va falloir réfléchir à des events digital first » 

Grand rendez-vous de présentation des innovations d'Expérience Cloud par Adobe, le Adobe Summit devait avoir lieu à Las Vegas fin mars et rassembler plus de 20 000 personnes. Face à l'épidémie de coronavirus, l'événement s'est transformé pour devenir The Digital Expérience Conference Summit : une série de 140 présentations vidéo sur l'expérience client, accessibles à tous. Christophe Marée, Directeur marketing d'Adobe, nous en dit plus. 

Publié le 22/04/2020 à 15:15, mis à jour le 30/04/2020 à 13:46.

Christophe marée directeur marketing adobe
© DR

Vous avez digitalisé votre événement, l’Adobe Summit, qui devait avoir lieu le 31 mars. Quelles ont été l’origine et les étapes de cette réflexion ?
Adobe est un éditeur de logiciel qui développe depuis des années des outils pour le monde du design et de la création numérique. Depuis 2000, nous avons développé une autre plateforme qui s’adresse à la fonction marketing, afin de les aider à proposer les meilleures expériences numériques à destination de leurs clients : Experience Cloud. Le Summit a pour ambition de rassembler les entreprises pour leur faire découvrir les nouveautés d’Expérience Cloud, et de partager les retours d’expériences. Cette année, notre Sommet devait avoir lieu à Las Vegas et avait pour ambition d’accueillir 20 000 personnes. Dès février, au vu de la situation sanitaire, nous avons commencé à réfléchir à une digitalisation de l’event. Au départ, nous voulions refaire un événement physique sans participant : une scène avec un immense écran Led sur lequel on diffuserait les interventions des speakers en configuration live. Mais cela imposait de réunir encore beaucoup de personnes (techniciens, présentateurs, etc.) dans un même lieu. Nous avons donc abandonné cette idée pour créer un événement 100% virtuel. 

Comment avez-vous procédé ?
Nous avons demandé à chaque intervenant de se filmer dans son environnement. Pour les aider, nous avons mis en place des partages de bonnes pratiques, des vidéos de formation, de conseils, pour que la qualité soit au rendez-vous. En tout, 140 vidéos ont été enregistrées en quinze jours sur des thématiques variées : la manière de gérer la donnée, les grandes tendances du e-commerce, la gestion du parcours client, etc. Et nous avons-sous-titré une grande partie des contenus pour les rendre accessibles au plus grand nombre. 
C’est un formidable contenu que l’on continue à diffuser, à utiliser pour créer des opportunités de discussions. Ces vidéos sont intégrés au site principal d’Adobe et font donc partie du parcours : c’est une ressource permanente pour nos visiteurs. En tout, le Digital Summit a réuni quelques 400 000 visiteurs. Le digital permet une forme de démocratisation pour ce type d’événements. 

Selon vous, cela préfigure-t-il l’avenir des événements ?
Le digital n’est pas une nouveauté. Mais il faudra probablement repenser fondamentalement les événements et, sans abandonner le physique, penser « digital first ». Les events numériques ne doivent pas être une simple transposition des événements physiques. Il faut pouvoir proposer de vraies expériences numériques, authentiques, exceptionnelles. Le champ du possible est assez vaste, il y a de nombreuses opportunités à explorer, comme des salons virtuels…  Je ne peux pas vous dire à quoi ressemblera le Summit l’année prochaine mais je pense qu’on va travailler sur des expériences digitales qui vont faire la différence. 

Quelles sont les prochains projets d’Adobe ?
Nous avons beaucoup de projets en cours pour offrir de nouvelles expériences et profiter de cet engouement pour les événements numériques. Mais je ne peux pas en dire plus pour le moment…

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