L’édito

Versailles n’est pas encore Vegas ! 

Nul n’est censé ignorer le CES. A croire que tous les médias se sont expatriés à Vegas -ou ont voulu le sous-entendre- déversant une surenchère quotidienne des innovations les plus futuristes. Radio, TV, pureplayers ont créé des rubriques alimentées trois ou quatre fois par jour. Les digital prophètes ont envahi les plateaux.

Par Xavier Dordor, publié le 15/01/2020 à 17:03, mis à jour le 15/01/2020 à 17:03.

Visuel edito CES Las Vegas
© James Walsh

Résultat : une empreinte de 16 milliards de tweets, plus de 8 fois le poids de Vivatech, qui restait le champion le plus tweeté depuis le lancement de MyEventNetwork ! Derrière cette vitrine quelque peu schizophrène d’un futur 100% techno, une sorte de télé-réalité d’Alien, de Minority Report, c’est tout un monde du possible qui s’ouvre aux marques et aux entreprises. Conséquences : comme tout le monde ne peut se payer en note de frais le billet pour Las Vegas ou l’accréditation pour le CES, mais surtout comme le ROI d’un tel voyage n’est nullement garanti à titre individuel voire collectif, la mode est aux debriefs. Les « Retour sur le CES », « Back from CES » ou autres « Debrief CES » se multiplient avec des angles spécifiques. Jugez plutôt : le HUB Institute ouvre le bal, le 20 janvier, avec un debrief consacré à la smart city, le lendemain la FrenchTech Brest prend l’angle des innovations et de la transformation de l’entreprise, le 23 place aux grandes tendances IOT par ACSEL, le 29, c’est Olivier Ezratty qui revient sur les principales tendances du salon, et le 31 le Village by CA met l’accent sur les retours d’expériences.

C’est malin, et signe d’un business qui devient réellement adulte. Il ne s’agit plus de dire j’y étais, mais de faire son marché d’idées et d’opportunités. Gageons que Vivatech déjà champion d’Europe des events, va bénéficier d’un tel engouement. En France, la reconnaissance est totale. En Europe, l’empreinte est déjà solide. Dans le monde, l’intérêt est là : la liste des speakers des GAFA et des grands de ce monde qui se pressent chaque année à la porte de Versailles est significative.

Versailles n’est pas encore Vegas peut-être, mais les deux font le V de la victoire.  

À lire aussi