L’édito

Une manne J.O surévaluée et donc déjà déceptive ?

La poule aux œufs d’or que devaient représenter les JOP Paris 2024 pour l’écosystème événementiel français, et en particulier francilien, serait-elle restée au stade du petit poussin ?

Par Laurence Rousseau, publié le 03/07/2024 à 16:59, mis à jour le 03/07/2024 à 17:00.

Une manne J.O surévaluée et donc déjà déceptive ?
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Prises de décisions tardives de certains sponsors, cherté des hospitalités et d’une offre hôtelière exigeante en termes de durée de séjour, inconnues liées aux conditions de déplacement dans la capitale, météo maussade, inquiétude sécuritaire, etc., on peut avancer de multiples raisons pour expliquer un constat en demi-teinte, à 3 semaines du début des compétitions. Sans même parler du contexte politique actuel qui vient assombrir la carte postale.

Au global, les gestionnaires de lieux événementiels font grise mine, et leurs prévisions de business concernant ces Jeux s'avèrent nettement revues à la baisse. Ce nest pourtant pas faute davoir enchainé durant plusieurs mois les visites de clients potentiels (sponsors, fédérations et délégations), selon les intéressés. Un business en deçà donc, qui ne serait pas dû à une augmentation exagérée des tarifs du locatif, les professionnels ayant notamment écouté les préconisations de On Location (fournisseur officiel des hospitalités) en matière de pricing. Et si hausse il y a eu, elle prend logiquement compte du caractère hors norme de lévénement et de ses incidences sociales (heures supplémentaires, primes, etc.). Alors, où sont donc passés les clients manquants au rendez-vous ? Certains jouent « à domicile », à l’instar du Danemark, de la Suisse ou de la Tunisie qui ont fait le choix de s’installer au sein de leur lieu de représentation dans la capitale. Quant aux entreprises susceptibles de surfer sur la vague J.O pour fédérer l’interne et/ou remercier leurs clients, peut-être les retrouverons-nous dans les gradins pour assister aux compétitions, sans faire la fête pour autant. En tout état de cause, après un mois juin qui n’a pas non plus tenu ses promesses, les gestionnaires de lieux franciliens misent désormais sur septembre et la fin de l’année pour se rattraper. Mais avant cela, ils ont hâtes, comme beaucoup d’entre nous, que la grande fête du sport mondial commence !

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