L’édito

Nom de lieu !

Si en termes de digitalisation des events l’année nous a appris une chose (entre autres, direz vous…), c’est l’importance toute particulière des lieux pour les events digitaux ! On a démarré le 1er confinement avec une pauvreté graphique affligeante, les speakers apparaissant parfois dans des environnements intimes sans attrait pour rester courtois.

Par Xavier Dordor, publié le 02/12/2020 à 10:58, mis à jour le 02/12/2020 à 17:04.

Nom de lieu !, un édito de Xavier Dordor
© DR

Très vite, les agences ont su réagir en demandant du clean aux speakers et du focus aux cadreurs… mais cela ne suffisait pas vraiment. Puis sont apparus les studios pour remplacer les domiciles et les plateaux pour remplacer les studios. Gros progrès mais toujours des images toujours très sèches.

Le nouveau souffle est venu des plateaux TV ou plateaux des médias qui ont une vraie maitrise des univers (Figaro…) comme on a pu en juger lors des Rencontres UDECAM, comme M6 pour la présentation des grilles 20/21 dans le studio du 19h45 du journal de Xavier Demoulins, ou tout dernièrement avec le plateau de C à vous occupé par les Etats Généraux de la Communication animés par Marie Drucker. L’impression d’espace et de vie, la fenêtre ouverte sur l’extérieur font respirer et regarder les débats dans un climat plus calme moins stressant que les confinements de studios hermétiques. La perception est meilleure et l’empathie plus facile. Les acteurs sont plus souriants voire plus convaincants. 

De nouveaux lieux de tournage - avec ou sans présentiel - se font jour sur ce principe du plus chaleureux, du plus ouvert : hôtels particuliers, terrasses, serres... Parfait, mais nous voudrions insister sur deux points. Il ne suffit pas de disposer d’un espace atypique ou design pour qu’il devienne un lieu d’event professionnel : il lui manque souvent l’équipement et plus encore l’expérience des équipes techniques. Des events récents ont pu souffrir de certaines déconvenues opérationnelles et financières devant de tels handicaps. Cela se compense toujours bien sûr mais cela demande de l’énergie et des budgets. Alors anticipons…

Enfin cherchons des lieux qui ont du sens ! Des lieux qui vont donner une valeur ajoutée à l’event, à son thème ou à l’ADN de ses organisateurs. Hier, on choisissait surtout des lieux en fonction de leur capacité en misant sur une audience avant même leur image quitte à habiller le lieu, aujourd’hui le choix est souvent inversé : le sens et le message priment, et dimensionnent public et audience. 

Cette primauté du sens du lieu pourrait dépasser cette période de crise sanitaire et s’ancrer dans le futur.

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