L’édito

Le bruit et la fureur

Mardi dernier, nos confrères d’INfluencia organisaient la seconde édition du Grand Prix de la responsabilité des médias, élargie désormais aux acteurs de la communication. L’occasion de constater notamment que le niveau d’engagement des annonceurs en faveur de la production nationale d’information, versus les plateformes étrangères, est plutôt bon.

Par Laurence Rousseau, publié le 26/06/2024 à 17:08, mis à jour le 26/06/2024 à 17:08.

Le bruit et la fureur
© DR

En effet, 45% du marché opte pour la diversité de leur communication médias, selon les données présentées lors de cette soirée par Kantar Média. Une diversité à soutenir car créatrice de valeur à la fois pour les marques mais aussi pour un écosystème médiatique qui fait montre d’innovation, notamment en matière de formats. 

Ces prix ont donc parlé à notre cerveau tout autant qu’à nos tripes, avec de beaux cas de campagnes faisant la promotion de l’éducation, de la prévention ou encore de la diversité. Nous étions donc à mille lieux du bruit et de la fureur qui peuvent se déchainer sur les réseaux sociaux. Loin de moi l’idée de prétendre, évidemment, que ces derniers ne sont pas capables de diffuser une information éclairée dans des formats pertinents. Nombreux sont les médias et producteurs de contenus qui font quotidiennement la démonstration du contraire. Reste que, au coeur d'une saturation cognitive, ce sont nos émotions que les réseaux cherchent à titiller. Ainsi, à l’heure où dans notre pays (mais pas que) nous sommes confrontés à de véritables choix démocratiques, la nouvelle vogue des « edits », montages vidéo glorifiant l’hyper-personnalisation dont se sont saisis les candidats aux élections législatives, fait nullement la démonstration que l’on s’adresse à notre raison. Encore moins que la politique est chose sérieuse. Alors oui à l’émotion, non lanesthésie de la pensée.

À lire aussi