L’édito

Covid  : « La liberté des uns s'arrête là où … »

Je ne vais peut-être pas me faire que des amis, mais ce n’est pas grave, je dis ce que je pense. Je ne suis pas pour le caractère obligatoire du vaccin contre la Covid. Je respecte les opinions d’autrui, même quand je ne les partage pas. Je suis fait ainsi et ne changerai guère. Mais il faut être cohérent : une personne qui veut participer à un moment social ou un acte collectif doit être en phase avec la société, respecter l’autre et ne pas être un danger pour lui.

Publié le 12/01/2021 à 15:15, mis à jour le 14/01/2021 à 10:09.

Covid : « La liberté des uns s'arrête là où… », un édito de Xavier Dordor
© Smart Dicson

Donc quand le Medef propose un passeport sanitaire qui viserait à réserver l'accès aux salons professionnels, aux conférences aux personnes immunisées et qui ne peuvent propager le virus en groupe, je ne suis pas choqué. De même pour les accès aux aéroports, aux théâtres, aux cinémas… mais comment qualifier ce rempart provisoire contre la Covid ? Est-il lié au seules personnes vaccinées et/ou aux personnes déjà touchées et ayant développer des anti-corps ? Ce ne serait guère démocratique quand l’accès aux vaccins lui même reste précaire. Ne peut-on admettre les personnes qui peuvent afficher les résultats négatifs d’un test effectué depuis moins de 48 heures ou à défaut venir 30 mn avant et se faire tester avec un résultat négatif immédiat avant l’entrée dans le salon ou la conférence ?  Je ne suis pas médecin et donc ne me prononcerai pas sur les modalités mais ce principe de parallélisme entre droits et devoirs me paraît une base logique. D’autant plus que le digital permet toujours l’accès aux events à ceux qui ne veulent pas/ne peuvent se soumettre à l’un ou l’autre de ces process.

« La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres » (John Stuart Mill)

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