L’édito

C’est Teddy qui l’a dit 

C’est sûr, quand Teddy Riner prend la parole, celle-ci prend un certain poids. Sur le sport et ses valeurs, c’est évident, mais aux BigBoss ? Inviter des people à prendre la parole est devenu une pratique naturelle. Déjà dans son propre domaine de compétence, la notoriété d’un speaker est un accélérateur naturel d’inscription. 

Par Xavier Dordor, publié le 04/12/2019 à 16:02, mis à jour le 05/12/2019 à 10:39.

Visuel édito de Xavier Dordor : C’est Teddy qui l’a dit !
© Marina Shatskih

On invite le professionnel le plus connu en espérant qu’il sera le meilleur speaker. C’est souvent vrai, (mais pas toujours…). On peut aussi chercher un domaine connexe plus grand public et donc générateur de people. Les médias en sont un bon exemple et les stars du petit écran en ont fait grand profit. Le politique constitue également un réservoir important de speakers, avec parfois l’écueil de la langue de bois. 

Question langage justement, les sociologues, les philosophes sur scène sont assez côtés, une organisation s’est même mise en place pour gérer leurs micros. L’enjeu est simple, nous faire paraître plus intelligent, plus en maîtrise du thème de la conférence. 

La démarche la plus recherchée est le décalage. Quitter le domaine initial pour mieux le nourrir de l’extérieur. Casser les codes pour mieux les illustrer. Alterner les experts et les extrêmes. La règle, s’il y en a une, peut se résumer ainsi : « Etonne moi, Benoit ! ». La surenchère est sans limite, la démesure appelle le succès. Vous avez dit Barack Obama ? L’argent reste le nerf des events et trop nombreux sont ceux qui l’ont oublié. Le showbizz et son brassage permanent font grimper aux rideaux les plus belles conférences parisiennes à des coûts souvent plus accessibles qu’il n’y paraît.

Les sportifs ont particulièrement la côte : ils prônent les valeurs de solidarité et de partage, d’engagement et de combat, d’endurance et de résistance mais aussi de risque et de stratégies. Sport ou business même combat.
Boxeurs, judoka, rugbymen, footeux, golfeurs… tous ces champions poussent la chanson de la gagne. En coaching, en séminaire, en introduction de conférence. Annoncés en amont, ils peuvent favoriser l’inscription, mais surtout sur place, ils développent l’UX et la trace mémorielle de l’event. A condition qu’ils aient quelque chose entre les deux oreilles. Et de ce côté-là, Teddy Riner est également au-dessus de la mêlée. Bravo à Hervé Bloch de l’avoir obtenu. Les participants des Winter BigBoss auront des souvenirs.

À lire aussi