L’édito

« Caresser le cul des vaches »

Cette phrase de Jacques Chirac traduit bien tous les enjeux des Salons. Le Salon de l’Agriculture, toujours ouvert à l’heure où nous bouclons cette newsletter, exprime les recettes des salons. Toucher la réalité dans un monde digital de plus en plus virtuel.

Par Xavier Dordor, publié le 26/02/2020 à 10:16, mis à jour le 26/02/2020 à 16:26.

Edito « Caresser le cul des vaches » du 26 février par Xavier Dordor
© Christin Hume

Plus nos marchés se virtualisent, plus on a besoin de face to face, entre communautés ou tribus, mais aussi avec les animaux, avec les enjeux de civilisation, avec nos objets de passion. Car au- delà du principe de réalité, tout salon repose sur une question de passion. Certains vont caresser le cul des vaches, ils seront autour de 600 000, d’autres se rendront en masse au même endroit pour caresser les carrosseries automobiles, ils seront un million sans doute, presque autant que leurs grands-parents qui allaient visiter en masse le salon des Arts Ménagers au Grand Palais.

Les salons mobilisent toujours et leurs succès se déplacent avec les courants de passions : en ayant atteint les 124 000 visiteurs en 2019, et sur sa dynamique, Vivatech devrait dépasser le Salon du Livre en 2020 - tout un symbole - mais les salons régionaux du livre montrent de belles renaissances. Et parce que la nourriture est autant objet de passions que de questions, le SIAL devrait quant à lui dépasser les 300 000 visiteurs.

Quand les offres sont pléthoriques, et en devenir, professionnels et grand public sont animés de cette même passion qui leur fait franchir les portillons d’entrée des salons. Qu’il s’agisse de vaches, de chocolat… ou des médias !

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